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Mon coach m’a dit d’expirer par la bouche !

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Dans le système Respirer moins pour respirer mieux, nous suggérons de pratiquer en tout temps la respiration nasale. Et pour les athlètes amateurs, y compris pendant la pratique du sport !

En tout cas, pendant les sports qui demandent un effort continu, qui sont plus dans l'endurance. Pour les pratiques de force, puissance, il ya des situations particulières où on pourra avoir une respiration forcée qui va passer par la bouche, mais pour une activité sportive d'endurance : inspirer par le nez et expirer par le nez !

Pourtant beaucoup de profs de sport conseillent d'inspirer par le nez et d'expirer par la bouche. Pourquoi ? L'une des raisons pour laquelle ils recommandent cela, c'est parce que ça a toujours été fait comme ça, ce qui est la plus mauvaise raison pour appliquer quelque chose !

On a toujours fait comme ça, on m'a appris comme ça, donc nous allons le faire comme ça !

Mais si on regarde un petit peu la physiologie, que se passe-t-il lorsque nous expirons par le nez ?

L'inspiration par le nez nous permet, entre autres, de filtrer, et aussi d'humidifier l'air, de l'amener à la bonne température avant d'arriver au poumon. Lors de l'expiration, nous allons aussi capter l'humidité.

Nous avons déjà là un effet qui est très important : expirer par le nez va nous permettre de conserver un bon taux d'humidité.

Pour donner un exemple, j'ai été capable de courir un semi-marathon, avec une température extérieure normale, sans boire un seul verre d'eau pendant toute la course.

Cela, parce que je n'avais pas d'élimination excessive de l'humidité, comme ceux qui expirait pendant toute la course par la bouche. Voilà déjà un moyen simple de conserver un peu d'humidité.

Evidemment, s'il avait fait 40 degrés ça aurait été différent, mais nous parlons de situation normale avec une température normale : expirer par le nez permet de retenir une bonne quantité de l'humidité dans le corps et de ne pas la perdre inutilement.

Cela permet aussi de ralentir et de contrôler la respiration. Nous avons expliqué que nous allons ventiler plus lors d'un effort, mais le fait de tous passer par la bouche initialement avant d'atteindre un certain niveau d'effort va nous amener à ne pas avoir une respiration complètement efficace, parfaitement fonctionnelle, parfaitement adaptée au corps.

Réguler la respiration, tant à l'inspiration qu'à l'expiration va nous permette de garder les niveaux de CO2 là où nous le voulons, pour avoir une oxygénation efficace dans le corps.

Ensuite, même si cela va entrainer une légère perte de performance au début, on s'habitue très vite à respirer uniquement par le nez. On se rend compte qu'on arrive très vite à être capable d'atteindre 80 ou 90% de l'intensité de l'effort en respirant uniquement par le nez.

C'est un apprentissage à faire et cela est beaucoup plus efficace.

Après ,pour la pratique de l'endurance sportive de très haut niveau, c'est un peu différent : on peut accepter pendant une partie de l'entraînement d'avoir une respiration par la bouche, mais c'est quelque chose que l'on va garder vraiment pour les parties à très haute intensité.

Pour la plupart d'entre nous, inspiration par le nez, expiration par le nez, ça vous amènera aussi à avoir un bien meilleur contrôle de la respiration que l'expiration par la bouche.


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