fbpx

Ventiler moins pour respirer plus !

0  comments

Pour respirer mieux, il faut ventiler moins.

Nous avons vu qu'augmenter la quantité d'air qui arrive dans les poumons ne nous permet pas forcément d'augmenter la quantité d'oxygène qui est délivré aux cellules, là où il est vraiment essentiel.

Mais ce n'est pas tout ! Beaucoup ventiler nous amène aussi à réduire la quantité de CO2, ce qui gêne encore plus la délivrance de l'oxygène aux cellules.

Ventiler moins

Nous allons donc faire le contraire de ce que beaucoup de système de respiration recommandent : nous n'allons pas chercher à avoir de grandes respirations, nous allons au contraire chercher à ventiler moins.

Cela présente de nombreux avantage.

Ne pas perdre le CO2

Nous allons éviter de l'expulser plus vite qu'il ne le devrait. Nous devrions avoir un certain niveau de CO2 (un niveau normal au étant à 40 mm Hg). C'est ce niveau qui, en augmentant légèrement, nous donne un signal pour respirer. Quand nous atteignons un certain niveau, le corps dit "j'ai trop de CO2" et enclenche le cycle respiratoire éliminer du dioxyde de carbone et le ramener au bon niveau.

Il ya encore d'autres phénomènes plus complexe, mais contentons-nous de savoir que la respiration, en contrôlant le niveau de CO2 dans le sang, nous permet aussi de contrôler (à court terme) l'acidité du sang, le pH sanguin.

Or que se passe-t-il si nous avons l'habitude de trop ventiler, et donc de baisser le niveau de CO2 ? Le premier signal respiratoire n'est pas, contrairement à ce qu'on croit souvent, la pression partielle d'oxygène (qui n'arrive qu'en troisième position), mais la pression partielle de CO2 dans le sang. Dès que nous atteignons un certain niveau, nous avons ce signal qui nous amène à respirer. Or, en ventilant trop, nous habitions notre cerveau à interpréter le signal à un niveau beaucoup plus bas que ce qu'il était avant.

Maintenir le pH

C'est un cercle vicieux : plus nous habituons à avoir un niveau bas, plus nous avons un signal qui arrive vite, et plus nous allons ventiler...

C'est l'hyperventilation chronique, ce que nous voulons éviter.

Nous voulons passer de l'autre côté : avoir une ventilation plus calme, moins volumineuse, pour nous assurer que nous continuons à avoir l'oxygène dans le sang (ce qui est la plupart du temps le cas), mais aussi le bon niveau de CO2.

En ayant un bon contrôle du niveau de CO2, nous nous assurons que nous avons un bon contrôle du pH sanguin, de l'acidité du sang.

Respirer mieux

Mais nous voulons aussi que l'oxygène que nous avons dans le sang soit bien délivré aux cellules. Pour cela nous devons respirer plus doucement.

La première chose que nous pouvons mettre en place, c'est la respiration nasale. Nous devons nous assurer que nous respirons toujours par le nez. En inspiration et en expiration.

Le simple fait de respirer par le nez va forcément ralentir la respiration. Il est beaucoup plus difficile d'avoir de grands volumes de respiration en passant par le nez que par la bouche. En ralentissant la respiration, nous allons en général réduire le volume.

Ensuite, la respiration par le nez a été démontrée comme un des meilleurs moyens d'enclencher la respiration diaphragmatique plutôt que thoracique, ce qui ramène la bio-mécanique de la respiration l) où elle devrait être.

Cela permet également de filtrer les différents éléments perturbateurs de l'extérieur, que ce soit des poussières, des virus ou des microbes : ils vont passer par un premier filtre, qui est dans le nez.

Nous favorisons aussi notre système nerveux parasympathique, celui du calme, de la récupération. En respirant par la bouche, en respirant plus vite, nous avons plutôt tendance à activer le système sympathique, celui du combat ou de la fuite, celui du stress.

Le stress est très important à certains moments, mais pour une durée limitée, pour décupler nos forces. Il est très négatif si on le fait perdurer.

La respiration rapide, accélérée, volumineuse, et souvent par la bouche a tendance à activer le système sympathique, à nous mettre dans un état de stress permanent. Nous voulons l'éviter.

Nous allons donc faire le contraire de ce que beaucoup de personnes recommandent pour la respiration : nous n'allons pas chercher à voir de grandes inspirations. Nous allons au contraire apprendre à ventiler moins pour pour respirer mieux.


Vous aimerez peut-être aussi :

Les étapes pour ré-éduquer sa respiration

{"email":"Email address invalid","url":"Website address invalid","required":"Required field missing"}
>