La science derrière la méthode

L'approche Respirer moins pour respirer mieux est basée sur l'expérience et la science.

Il ne s'agit pas d'une approche idéologique ou mystique, mais bien d'une application pratique de ce qui a fonctionné pour des générations de pratiquants. Parfois, d'anciennes méthodes de respiration très similaires fournissent des explications mystiques et religieuses. L'homme a toujours cherché à expliquer ce qu'il ne comprenait pas. L'observation montre que ces approches fonctionnent, même si les explications des mécanismes ne sont pas toujours adéquates. Pour beaucoup de pratiquants, c'est finalement tout ce qui compte.

La science n'apporte pas non plus toutes les réponses. En fait, la science bien menée n'est même jamais certaine : la science, c'est le doute. Toujours mettre en doute ce qu'on sait, le défier, ne jamais être satisfait d'une explication : c'est comme cela qu'on en apprend plus, et que petit à petit, on devient moins ignorant.

Certaines pratiques sont contre-intuitives. Nous abordons dans le cours certaines notions pour expliquer comment cela fonctionne, car nous pensons qu'il est plus facile de bien appliquer lorsqu'on comprend (un peu) les mécanismes, mais notre objectif étant les résultats, nous ne noyons pas nos élèves avec les détails scientifiques.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, nous donnons ci-dessous quelques explications complémentaires sur les mécanismes, ainsi que des liens vers des études scientifiques.

Respiration nasale

La respiration nasale au repos doit être nasale. Cela présente des avantages dans les 3 dimensions de la respiration :

  • ralentit le flux d'air (meilleur échange gazeux dans les poumons, optimisation des niveaux de CO2) ;
  • active le diaphragme ;
  • Favorise le mode para-sympathique.

La respiration buccale est également liée à un mauvais développement cranio-facial chez l'enfant et l'adolescent.


Hyperventilation chronique

L'hyperventilation chronique correspond à un volume ventilatoire régulièrement au-dessus de la demande physiologique du corps.

  • Volume normal 4 à 6 litres/minute. Aujourd'hui souvent très supérieur.
  • Effet à court terme : déséquilibre temporaire du CO2 sanguin (hypocapnie).
  • Effets à long terme : compensation par les reins pour maintenir le pH.
  • Effets à long terme : réduction du signal de respiration (pression partielle CO2), entrainant une augmentation du volume (cercle vicieux).

Effet Bohr

Effet Bohr : courbe de dissociation hémoglobine-oxygène. Expliqué plus simplement, il faut du CO2 pour que l'oxygène soit relâché poue les cellules.

Impact sur le sommeil

Respiration buccale : favorise les troubles respiratoires pendant le sommeil (ronflement, apnées). Les apnées du sommeil sont un problème très grave, car souvent ignoré, et ayant des conséquences graves sur la santé (hyper-tension, etc).

Une rééducation respiratoire permet de réévaluer les besoins d'appareillage (avec le médecin, cela va sans dire)

Asthme et allergies

L'objectif n'est pas de traiter ou guérir (rôle du médecin), mais atténuer, voire éliminer les symptômes. Cela permet, avec accord du médecin, de limiter l'usage de médicaments et d'améliorer la qualité de vie.

Anxiété

Respiration : contrôlable à la fois par le système nerveux autonome et le système nerveux conscient. Dimension psycho-physiologique --> meilleure contrôle de l'anxiiété et des crises d'angoisse avec des exercices de respiration.

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